31.05.13

TICAD V - アフリカ開発会議2013

Every five years, the whole African continent invades Japan. Peacefully, of course. This is the moment of TICAD (Tokyo International Conference on African Development), through which Japan is giving money and investing in the developement infrastructures in Africa. As one of the biggest donator in Africa, Japan needs the African resources, especially its oil and underground products; and it also needs China not to controle everything on the continent. For African countries, despite the many situations, everything is to build, everywhere. Japan's money is used to finance health, education, transportation, energy, peace building and good governance. But Japan also needs to discuss how its millions of yen are used on the field, so TICAD exists in order to let both parties express themselves on this matter. The Presidents, the Ministers come to thank the Japanese government, and to advertise their countries' interests. They come with assistants, advisors, protocol staff, journalists - and a few brothers, sisters ans cousins too. I have never seen such a concentration of African people in Japan. Yokohama, which in quality of "most opened and international Japanese city", is hosting the event, turned into a colorful and spicy location.

I have let the diplomats of my Embassy to handle the Malian VIP official, for the protocol etiquette is not exactly my cup of tea, and I prefered to focus on an important side-event of TICAD : African Fair 2013. African producers meeting Japanese distributors, showing their local products and making connections. I welcomed with pleasure the delegate from APEX-Mali, the Malian Agency for the Promotion of Exportations, Mr. T, who I have been talking with by phone for almost one year in order to organize the event. So many regulations to deal with when you enter the Japanese territory with "new" products, especially food... Poor Mr. T had the longest trip from Bamako with his heavy boxes of fresh mangos he had to pay for at every stop, and which was finally taken by the Japanese customs. But he didn't loose his smile in the process, and his genuine motivation to seize every business opportunity to support the Malian producers. There is still dried mango and delicious mango jam to show to the Japanese businessmen, and also baobad fruit, honey soap, shea butter, arabic gum, and beautiful traditional "bogolan" textile.

Our booth is ready!

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Beautiful Malian painted cotton textile

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The unexpected face of Mali

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Naturally, African Fair is also a VIP event and guess who came to cheer up the exhibitors?

Prime Minister Abe on the stage!

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The Japanese PM, the President of Burkina Faso...

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... and Africa!

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And Japan!

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As usual, the best part of it: food. Food. Food!

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My reward for my dedicated service

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TICAD V is going on until Monday!

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25.05.13

En colocation au Japon

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Non, vous ne rêvez pas : votre Altesse Royale a bel et bien décidé d'honorer quelques vils manants locaux en leur faisant bénéficier de sa divine présence dans leur humble demeure. Oui, je me suis installée en colocation avec trois Japonais. Quelle chance ils ont.

La raison ? Les écus, ô fidèles sujet, les écus. Le trésor royal n'est point sans fond, malheureusement. Or, c'est bien connu, Tokyo est la ville la plus cool et la plus chère du monde.

Je suis née (comme toute princesse de sang qui se respecte), en région parisienne où les prix ne sont pas particulièrement attractifs; et pourtant, après presque quatre ans de vie Tokyoïte, je grince toujours des dents devant les étiquettes des supermarchés et le prix des transports en commun. Et vous n'allez pas le croire, mais au mépris de l'idôlatrerie la plus basique, ces béotiens de Japonais ne m'offrent jamais rien. A croire qu'ils ignorent le protocole royal le plus élémentaires.

En revanche, s'il y a bien un moment où je hausse les épaules, c'est devant le montant des loyers. Certes, ils sont odieusement chers, mais à Paris aussi. Selon le cours de l'euro et du yen, ça revient bien souvent au même : une piaule minuscule pour environ 500 euros ; un studio plus habitable pour 800 ; un deux pièces à partir de 1000 ; un deux pièces confortable pour 1200. C'est ensuite que ça pêche : comme les grands appartements sont rares au Japon, les familles doivent souvent se rabattre sur des maisons de ville et là, si l'entreprise de papa-nippon ne met pas la main au panier, ça devient ingérable. Bon. Mais pour un(e) célibataire, le budget logement est le même entre la ville-lumière et la ville-néon : parfaitement ruineux.

Prenons un studio lambda à 700 euros, soit environ 75 000 yen quand le cours est stable. Voici les vraies différences entre celui de Paris et celui de Tokyo:

- Le budget emménagement est plus lourd à Tokyo, car en plus du mois de loyer d'avance, d'un mois de frais d'agence, et d'un mois (voir deux! mais négociez absolument, le cas échéant!) de caution, l'usage veut que vous payiez le fameux "reikin" : un mois de loyer en "cadeau" au propriétaire (que vous ne verrez jamais de votre vie, en plus). Scandalisée par le côté mafieux du procédé, je me suis renseignée sur l'histoire de cette infâme coutume et cela remonte aux temps anciens où les jeunes étudiants/apprentis venus des campagnes profondes pour étudier/travailler dans la capitale de l'Est débarquaient en tremblant, tous perdus qu'ils étaient dans cette post-Edo grouillante à souhait. Les parents faisaient donc un cadeau pécunier à la connaissance/cousin du cousin/ami d'ami qui leur "offrait" un toit, afin que la personne garde un oeil sur le bec jaune et l'empêche de sombrer dans le jeu ou le nihonshu. Bon. Je suis quasiment sûre qu'on a fait la même chose en douce France les siècles passés, mais maintenant qu'on est à l'époque moderne, qu'on paie déjà une agence immobilière pour nous "présenter" les lieux, et que le bienveillant proprio nous laissera probablement dépenser notre dernier yen au pachinko sans se sentier le moins du monde concerné par notre déchéance, je pense qu'il serait sage de cesser la tradition du reikin. C'est incroyable ce que les Japonais aiment mettre la main au porte-monnaie, ma parole. Enfin, grâce au ciel, la passion du reikin tend à s'affadir un peu et certains proprios ne le réclament plus. Mais tout de même, méfiez-vous, il revient souvent dans les pourparlers avec l'agence. Et s'ajoute à cela, si vous n'avez pas de garant (c'est à dire une personne japonaise financièrement solide dont vous êtes suffisament proche pour oser demander un service pareil = personne impossible à trouver lorsqu'on est étranger et qu'on s'installe au Japon, soyons sérieux), vous vous taperez aussi un demi-mois de loyer de garantie. Faites le calcul: et oui, vingdiou, c'est cher de seulement emménager à Tokyo.

Que de considérations fastidieuses pour une vraie princesse, n'est-il pas. Et on ne parle même pas de châteaux, là.

- A prix équivalent, on obtient souvent quelques mètres carrés en moins à Tokyo; mais on hérite généralement d'un mini-balcon, dont vous êtes censés vous servir pour étendre le linge, par pour vous tapêr l'apéro entre amis. Soyons fonctionnels.

- L'intérieur est souvent plus propre à Tokyo (il est commun que les proprios changent le papier peint et le parquet avant de faire raquer d'accueillir un nouveau locataire). Comme il n'y a pas d'immeubles historiques comme à Paris, les intérieurs ne sont jamais très vieux et vous n'avez ni fissures, ni lames de parquet disjointes, ni fenêtres de guingois et tout ce qui fait le charme invivable des intérieurs haussmaniens mal entretenus. A Tokyo, c'est carré, et net. Et ennuyeux : vous n'avez pas le droit de planter un seul clou au mur, ni de refaire les papiers peints à votre goût, ou alors vous ne reverrez jamais la couleur de votre caution. A Tokyo, on vit tous dans des appartements couleur crème, sans tableaux aux murs (sauf dans les logements "luxueux" où le propriétaire a fait poser une "baguette" permettant enfin de personnaliser un tant soit peu ses murs). Ce pays serait un cauchemar pour Valérie Damidot.

- Isolation pitoyable Pas d'isolation à Tokyo. Les cadres des fenêtres laissent passer le froid, les murs sont minces, et il y a des trous d'aération partout. Autant dire que l'hiver, on pèle. J'imagine que c'est pour faire vivre le marketing de la chaleur (chaussettes, sous-chaussettes et sur-chaussettes ; chaufferettes de poche qu'on glisse dans ses manteaux, voire qu'on se colle dans le dos; kotatsu et autres couettes chauffantes...). En plus, il n'y a pas de chauffage central, et les seules sources de chaleur sont le "heater" de la clim (une grosse blague) et les petites radiateurs électriques que vous acheterez en appoint (et qui font souvent disjoncter le schmilblick, d'ailleurs).

- Le contrat de location standard au Japon étant de deux ans, si vous voulez rester dans votre doux foyer à son échéance, bim, il vous faut repayer un mois de loyer supplémentaire en renouvellement. Si si si. Quel beau pays. Hé oui, l'indépendance au Japon, ça se paye. Et on s'étonne que les Japonais (surtout les filles) restent chez leurs parents jusqu'au mariage.

J'ai vécu la première année à Tokyo dans un studio de 27mètres carrés, confortable si on exclue le problème du chauffage, mais très cher car car tout près de l'Université de Waseda et payable au mois (je ne pouvais pas m'engager sur deux ans, à l'époque), ce qui veut dire : plus cher que la moyenne. A l'époque, j'avais une bourse qui me permettait de survivre façon étudiante, sans mettre un sous de côté bien sûr. Puis, à mon retour en tant que salariée locale, j'ai signé un onéreux contrat pour un deux-pièces tout-à-fait chouette me permettant d'aller au bureau à pied, et d'ainsi éviter la compression de l'heure de pointe tokyoïte dans les transports en commun : le luxe suprême. Mais c'était tout de même trop cher et à terme, lasse de ne jamais faire d'économies une fois les impôts payés, et inquiète car mon salaire arrivait irrégulièrement et j'étais souvent étranglée par le loyer, je décidai de revoir mon royal train de vie à la baisse, et de me lancer dans l'aventure de la COLOCATION AU JAPON.

Bien entendu, j'étais anxieuse à l'idée de rétrograder dans un mode de logement commun, avec toutes les entorses à l'intimité que cela suppose (surtout qu'encore une fois, personne ne s'est aperçu de ma noble ascendance... pfff, les gens sont désespérants); mais j'avais vraiment envie d'épargner davantage pour pouvoir voyager plus souvent, entre autres. C'était un choix. En ce qui me concerne, je ne le regrette absolument pas, car je suis tombée sur la colocation idéale où je me sens parfaitement chez moi, et qui m'a apporté de nombreux avantages. Histoire que cela puisse servir à d'autres, voici comment cela s'est passé, dans les détails.

1) La défintition de la cible

Objectif : une chambre individuelle (cela va de soi) avec une grande penderie (car j'ai horreur de laisser traîner des trucs au sol), à une heure à pied maximum de mon lieu de travail (il me faut marcher beaucoup chaque jour, donc si c'est trop loin je dois prendre les transports, et c'est un problème autant pour mon porte-monnaie que pour ma santé), avec une cuisine permettant de cuisiner (pléonasme ? non non, je vous assure) et pour un montant mensuel de 60 000 yen (environ 550 euros).

Il va de soi que pour le même prix, j'aurais pu dégotter un clapier à lapins pour moi toute seule. Mais l'idée, c'était de monter en gamme niveau espace (certes, en partageant ce dernier), pour un montant inférieur à celui de mes logements précédents. C'est parti !

2) La recherche de la colocation parfaite

N'ayant pas grand-monde autour de moi dont le profil me corresponde (c'est à dire, un peu à la roots niveau thunes, mais ayant tout de même l'ambition de ne pas totalement camper dans la vie), je me suis mise à chercher toute seule. J'ai vite compris que les entreprises soi-disant spécialisées dans la share-house sont des pièges à cornichons : la plupart proposent des piaules de type guest-houses, minuscules, probablement correctes pour un voyageur ou un stagiaire y logeant trois mois maximum mais pas pour quelqu'un qui a l'intention de vivre là. Souvent, les maisons sont divisées en chambres individuelles et en dortoirs; il y a beaucoup de turn-over, et c'est comme une grande auberge de jeunesse autour de parties communes sur-exploitées. A 27 ans, et après plusieurs années de vie indépendante, c'était tout de même beaucoup me demander. J'ai donc laissé tomber et je suis passée aux sites orientés vers l'international, comme Craigslist.

Sur Craigslist, les annonces particulier-à-particulier du type "une chambre se libère chez nous" sont foison et j'ai contacté plusieurs personnes.

J'ai visité une première colocation dans une vieille maison à Edogawabashi, où le vieux propriétaire et son chat occupaient une des chambres. Cela semblait correct, mais je n'étais pas très emballée. Si jamais un ami (ou plus) devait passer la nuit chez moi, je devait payer 1000yen par nuitée. Malheureusement, la plupart des share-houses avaient des règles similaires : pas d'invité qui reste toute la nuit, pas de fête à la maison. Bon. Au Japon, de toute façon, on fait le plus souvent la fête dehors, au bar ou au restaurant. Mais le coup du ticket payant pour mes invités, j'avoue que j'avais du mal à l'accepter.

Ensuite, je suis allée voir une autre vieille demeure à Shirokane. Pour le coup, la maison était ancienne, magnifique, avec son couloir extérieur donnant sur le (chaotique) jardin, ses tatamis, ses boiseries, ses panneaux de papier et tout et tout. Mais du fait de l'âge de la baraque, les parties communes étaient vétustes et faisaient sale; impossible de m'imaginer cuisinant dans ces conditions, et d'ailleurs les autres locataires avaient l'air de manger toujours à l'extérieur, ce à quoi je me refuse. Encore une fois, le coeur n'y était pas.

J'ai également eu un échange de mails avec une dame japonaise mariée avec un Français, et habitant à deux pas de mon lieu de travail. Fantastique. Elle proposait, pour le budget que je m'étais fixé, une chambre avec une salle de bain privée (intéressant !) et entrée indépendante (vraiment très intéressant!). Il s'agissait en fait d'une chambre de bonne, petite mais qui présentait des avantages évidents. Mon profil a plu à la dame, et elle a commencé à m'énoncer les règles habituelles : pas de fête à la maison, etc. J'ai commencé à tilter lorsqu'elle a glissé "bon, cela dit, lorsque chouchou et moi sommes absents, vous pourrez aller dans le salon et regarder la TV, bien sûr". Comment ça "lorsqu'ils seront absents"?? Il est évident que dans mon esprit, la colocation signifie que non seulement je loue ma chambre, mais le reste de la maison m'appartient aussi. A partir du moment où je respecte les règles du savoir-vivre en commun, j'entend bien me légumer devant la TV aussi longtemps que bon me semble, que mes colocs soient dans la pièce ou pas! J'ai donc compris que la dame confondait "location de chambre" et "colocation", et je lui ai gentiment fait remarquer. Ce à quoi elle m'a aimablement remerciée pour ma franchise et changé le titre de son annonce. En clair, elle cherchait quelqu'un pour occuper la chambre et alléger son loyer, mais qui se ferait transparente à souhait... comme la bonne, quoi. Autant dire que je ne mange pas de ce pain là.

Après ces tentatives non-concluantes, j'ai fini par me tourner vers le fameux groupe Yahoo "Tokyo Petites Annonces", THE network géré bénévolement par une gracieuse Française, et où tous les Frenchies de Tokyo postent leurs annonces : recommandations de spectacles, proposition de baby-sitting ou de coiffure à domicile, demande de conseils juridiques, et vente d'objets en tout genre lors des déménagements (par parenthèse : le plus souvent à prix exorbitant pour de la seconde-main. Mon opinion est faite : nous les Gaulois, nous sommes une incroyable nation de radins !! A mon sens, un objet utilisé, même en parfait état, devrait se brader au moins à moitié prix lorsqu'il est refourgué deux ans plus tard ! Mes compatriotes me tuent, à peine s'ils concèdent une ristourne de 10 ou 15% du prix, et encore il faut aller chercher la marchandise chez eux... Il y a-t-il des gens qui leur achètent réellement leur camelote dans ces conditions ?...). Bref. J'ai donc déposé une annonce sur ce néanmoins très sympathique et utilie forum en demandant à tous ceux qui auraient vent d'une coloc' dans mes critères, de me faire signe, merci messieurs-dames. Résultat : je fus rapidement contacté par un jeune prof de français qui, après plusieurs années de share-house, allait enfin avoir son chez-lui. Par hasard, il habitait à seulement une station d'écart de mon ancien logement; ce fut donc facile de passer après le travail jeter un oeil.

Je fus immédiatement séduite : la maison, très grande (pour le Japon), était nichée au fond d'une impasse, dans un quartier résidentiel calme. Elle appartenait à la famille d'une des locataires, qui se chargeait de faire la liaison en cas de pépin quelconque. En tout, nous étions quatre à nous partager la maison, avec chacun sa chambre + une pièce à tatami pour tous, deux WC et une salle d'eau au deuxième étage, en plus de la grande salle de bain du premier. La chambre laissée par le jeune homme était très grande, et disposait d'autant de rangements dont je pouvais rêver. La cuisine était immense, dotée d'un frigo de taille américaine et d'un four de compète. La salle de bain était grande comme un petit sento, avec espace bain et espace douche séparés, à la japonaise. Pas de jardin, mais un grand balcon. Et je restais dans un coin familier, non loin de mon ancien chez-moi; et je pouvais toujours aller au travail à pied. Côté contrat, j'allais en signer un sans reikin (ouf), sans frais d'agence naturellement, sans garant et même sans caution. Autant dire, à part le mois de loyer d'avance (normal) : un emmènagement gratuit ! Inouï au Japon ! Il ne manquait plus que le point le plus important : les règles de vie !

Je compris rapidement que j'étais tombée sur la coloc' la plus cool de Tokyo. Les trois Japonaises qui habitaient là travaillaient dans la même entreprise de design, et organisaient souvent des dîners avec des amis ou des home-parties. Je pouvais inviter qui je voulais quand je voulais, sans le moindre problème (naturellement, si un invité devait rester plusieurs semaines, c'était à moi de payer un supplément sur les factures d'eau et d'électricité, mais je trouvais ça bien normal). Pour le ménage, un roulement dans le style des écoles japonaises avait été organisé, avec un petit tableau tournant qui nous répartissait les tâches pour deux semaines entre l'aspirateur, les WC, la salle de bain, et la cuisine. Ce qui veut dire qua pendant deux semaines, il fallait tour à tour assurer la propreté d'un seul de ces quatre points. En réalité, cela fait donc beaucoup moins de tâches ménagères hebdomadaires qu'à tout faire soi-même dans un petit appart' !

Puis, pour finir de me décider, je fis la connaissance de mes coloc', trois filles à l'époque : K., la fille des propriétaires, qui s'occupait de commerce international, rarement à la maison en raison de ses déplacements; Y., jolie et souriante, que je découvrais des semaines plus tard parlant très correctement le français, la petite cachottière; et I., au calme olympien, qui allait retourner vivre dans sa famille quelques mois plus tard. En remplacement, arriva T., un designer de la même entreprise, qui devint rapidement mon coloc' préféré, tant il accumulait les avantages : toujours avide de conversations au coin du fourneau, il adorait faire le ménage (si), faisait la cuisine comme un dieu, et avait apporté avec lui un superbe piano dont il nous jouait occasionnellement des petits airs. Parfait, je vous dis. Curieusement, c'est avec celui qui était le plus incapable de parler autre chose que le japonais et qui était le moins habitué aux étrangers que je suis devenue la plus proche. Comme quoi, la linguistique et l'expérience internationale, c'est très surfait.

3) La vie en colocation japonaise

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Et me voilà à présent profitant des joies de la colocation avec mes trois Japonais, pour mon plus grand bonheur. Le plus souvent, nous ne sommes ue rarement tous les quatre ensemble à la maison, sauf lorsque nous décidons de faire une fête. Jusque là, nous ne sommes jamais battus pour la salle de bain, ayant des horaires très différents. Nous invitons souvent nos boyfriends/girlfriends respectifs et ils font comme "partie de la famille". Il y a toujours à manger partout, que nous mettons en commun - reste des fêtes et des dîners des uns et des autres. Il est facile de m'isoler dans ma chambre quand je ne veux voir personne, ou de chercher de la compagnie dans le salon quand je suis d'humeur. Je n'ai plus à me soucier des factures : K. et Y. les rassemblent et inscrivent sur le frigo le montant mensuel dû par chacun. La maison est toujours propre et accueillante.

Je recommande le système à tous les petits princes et princesses qui veulent avoir de l'espace à vivre sans trop se ruiner, converser en japonais tous les jours, et apprécier une ambiance quotidienne jeune/festive/amicale... tant qu'il est encore temps !

 L'odeur du tatami qui chatouille le nez

Le balcon envahi de vêtements à sécher

Du tofu au frigo, de la prune vinaigrée

Pas de doute, j'habite bien avec des Japonais.

 

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13.05.13

Painting the roses red

Shinjuku gyoen is my favorite oasis in Tokyo. Of course I love Korakuen's sweet hills, Rikugien's flaming maple leaves, and Hamarikyuen's calm waters, but the western Shinjuku gyoen is the very best of the capital's parks. Imagine a smooth grass carpet under your feets, more space than you can dream about, and a million of roses. Here you are. In paradise.

Carpe... Carpe diem

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Oh, painting the roses red
And many a tear we shed
Because we know
They'll cease to grow
In fact, they'll soon be dead

...
And yet we go ahead
Painting the roses red!

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12.05.13

Lazy Sunday

Relax

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11.05.13

Spring rain on Tokyo

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Just for once, let me give you a glimpse of grey, rainy Tokyo. It's Saturday, it's not cold anymore, it's not sweaty hot yet, it's just perfect... perfect to cuddle at home with a cup of tea. Alice in Wonderland on the screen. Little lemon cakes sent by my Hiroshima friend. Letters from my parents on the desk. Relax... take it easy...

 

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28.04.13

Love is a Flower - 昭和記念公園

Some say love, it is a river - That drowns the tender reed - Some say love, it is a razor - That leaves your soul to bleed
Some say love, it is a hunger - An endless, aching need - I say love, it is a flower - And you, its only seed

(Janis Joplin)
It was farer than expected, and my steps were heavy, but in the far-west of Tokyo was waiting Showakinen Park, and it was worth all the way. Imagine neverending hills covered with flowers, from cosmos to tulips... pure life, pure beauty... Like the heart, flowers are exposed, flowers are fragile, flowers need care and attention. Flowers are living.

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I had a flash in front of this tree. When I was a kid, I had a child book called "Noemie et le Sapin Volant" (Noemie and the flying pine tree), and this tree looks exactly like the one of the front page. I just had a google research to see if I could find the book's image or not ; nothing popped up, but I discovered that - no kidding - the author was Japanese (Kitamura). Yes. yes yes yes.

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Well, everybody hurts sometimes
Everybody cries
And everybody hurts sometimes.

(REM)

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26.04.13

Et une, et deux, et trois Golden Weeks post-tsunami

Voici un témoignage passionnant écrit par Patrick Deblaise, membre de l'AFJ et organisateur des missions de volontariat dans le Tohoku auxquelles j'ai participé en 2011/2012. Son regard sur la sotuation dans le Nord-est ravagé par le tsunami, et sur la portée et les limites des actions de volontariat qui y sont menées est éclairant, et poignant. Je vous invite à lire son point de vue et à méditer "activement" !!

 

Déjà la troisième GOLDEN-WEEK après le grand tremblement de terre du TOHOKU du 11 Mars 2011.

(par Patrick Deblaise)

Comme vous le savez, j’ai été plus de 20 week-ends à Ishinomaki comme volontaire et surtout comme organisateur de groupes de volontaires notamment avec l’AFJ.

Je suis content d’être revenu avant cette 3ème golden-week car avec le recul, je peux faire un point des évolutions, mais aussi un point des très nombreuses aberrations qui évidement me paraissent scandaleuses, mais qui vues par d’autres peuvent paraîtres les meilleurs choix et décisions pour les gens et les régions concernées. Car bien entendu tous les efforts déployés par le pays ont pour but d'aider ces gens touchés par le tsunami.

Donc ne prenez pas toutes mes constatations à la lettre, car elles n’engagent que moi et ma vision très limitée de ce monde.

La première golden-week était très dure; c’était à peine 2 mois après le tsunami. L’eau avait enfin descendu, laissant un paysage de carnage et de désolation sur des centaines de kilomètres.

L’armée avait déjà fait un travail extraordinaire en déblayant toutes les routes principales et en recherchant partout dans cette boue les centaines de corps des disparus.

Donc vous l’imaginez, le travail de ces 5 premiers jours pour nous n’a pas été facile, surtout avec la neige et la glace à enlever avant de pouvoir commencer à travailler.

Le travail principal consistait à aider les habitants à retourner vivre chez eux si leurs maisons étaient encore debout et au même endroit. Car pour la majorité des gens de cette ville ce n’était hélas plus le cas….

Je parle uniquement des dégâts du Tsunami car les tremblements de terre, même de 7 ou 8 degrés, n’ont pas vraiment fait tomber les maisons (juste quelques milliers de tuiles du faîte des toits car elles n’étaient que posées!!!)

Voila vous voyez, je commence déjà à parler des aberrations…

Non, le pire étaient vraiment le manque d’organisation pour les volontaires avec les autorités absentes, mais qui voulaient contrôler tout les volontaires en les obligeant de passer par des ONG/NPO enregistrées et autorisées, avec une assurance obligatoire pour chaque volontaire...

Résultat : pas assez de NPO avec pas assez de responsables, et pas assez de connections avec la population et leurs besoins.

Je ne peux pas dire la façon dont ça aurait pu ou dû mieux se passer… mais l’utilisation optimale des milliers de volontaires qui sont venus et qui ont aidé avec souvent leur argent et/ou leurs temps n’a pas souvent été vue.

Pour cette première golden-week, des centaines de volontaires dormaient dans leur tente sur le terrain surélevé de l’université. Nous, nous avions de la chance car notre NPO/JEN a réussi à nous loger les uns sur les autres, mais moins à l'abris du froid.

Donc comme je viens de le dire, les jours où nous avons fait du travail intéressant, il s'agissait d'aider les habitants à rentrer chez eux en débarrassant les débris qui s’étaient accumulés partout, ou en nettoyant les maisons et même dessous les tatamis ou la vase s’était déposée.

Par contre le travail désespérant était de nettoyer les rizières, les caniveaux ou les plages car dans ces cas, nous ne pouvions pas en voir la priorité ni la fin, alors qu’avec quelques machines adaptées le travail aurait été fait dix fois plus vite en utilisant dix fois moins de monde.

J’ai constaté et dénoncé cette situation depuis le début et pendant des années, et je n’étais pas le seul, mais rien n’a changé, et maintenant nous voyons le nombre de volontaire diminuer dramatiquement alors que la quantité de travail reste la même. Je considère que la moitié du temps des volontaires a été bien utilisé, ce qui est déjà bien mais ce qui est du gâchis pour l’autre moitié. Par ailleurs, il faut que j’avoue que sur la part de temps bien utilisée, une bonne moitié des maisons dont j’ai participé à la rénovation ou au nettoyage ont maintenant disparu par décisions prises après notre intervention. Donc ça réduit à un quart le temps bien utilisé… Mais il faut relativiser : tout ce temps n’a pas été perdu car l’aide, le soutien et le réconfort apporté a ces familles dans les moments dramatiques qu’ils ont traversés leur a permis de se sortir de cette situation et surtout de ne pas se sentir seuls et abandonnés.

Par contre je comprends aussi le désespoir et la fatigue de ces volontaires qui ont été trop souvent inutiles ou mal utilisés alors qu’ils venaient avec tant d’espoir et de cœur. C’est peut-être le plus grand gaspillage que je connaisse car même les petites choses comme le détournement de millions de yen donnés pour le Tohoku et utilisés par le gouvernement pour faire la publicité de SKY-TREE (la nouvelle grande tour de Tokyo), ou les millions de yen donnés a la Croix Rouge et qui leur a servi à construire une tour magnifique à Tokyo,  ou qui reste renfermés dans certaines banques ne sont rien par rapport à la générosité limitée des cœurs de la population.

Une autre chose que je n’arrive pas encore a comprendre est la différence entre ceux qui ont reçu de l’aide des assurances ou du gouvernement et qui ont des voitures neuves des maisons neuves ou en construction, et ceux qui sont encore en bas dans la boue ou dans des maisons temporaires avec peu d’espoir d’en sortir…

A Ishinomaki, où plus de la moitié de la ville a été sous les flots du tsunami, maintenant je peux voir que sur une très grande moitié de cette surface ce sont des terrains vides débarrassés des maisons et débris avec juste les mauvaises herbes qui essaient de récupérer leurs territoirs.

Ensuite, parsemées par-ci par-là, quelques centaines de maisons habitées et souvent restaurées avec l’aide des volontaires et qui représenteraient environs 15% de la surface touchée par le tsunami. Puis peut-être 5% de la surface serait des maisons ou commerces encore en attente de leur sort entre restauration ou destruction.

Maintenant la majorité écrasante du terrain se caractérise par un élan inattendu de constructions nouvelles, de commerces et de maisons qui poussent comme des fleurs en ce printemps 2013.

Je dis "inattendu", car une grande partie de la ville est devenue inondable en raison du tassement de la terre de plus d’un mètre à certains endroits et où le niveau de la mer et des rivières est proche de celui des maisons. Maintenant des pompes fonctionnent constamment pour refouler l’eau qui s’accumule derrière les nouvelles digues de 1,5 mètre de haut.

Mais comment peut-on croire être en sécurité derrière une si petite protection qui a déjà cassé l’année dernière à cause d’un petit typhon ?… Et si on parlait du prochain tsunami ? Ils recommencent en plus à construire les mêmes maisons en bois qui ont été déplacées par le tsunami de 2011 car elles étaient mal accrochées sur leurs fondations en ciment, alors qu’ils devraient renforcer ce point faible sur TOUTES les constructions exposées du pays. Ensuite beaucoup sont morts dans leurs voitures car en fuyant tous ensemble ils ont créé des bouchons infinis ; et surtout qu’ils ont bien sûr respecté les feux rouges et autre règlementations. Les accès aux montagnes ne sont pas faciles et n’ont pas encore été aménagés pour une évacuation massive de la population…

Les Japonais sont marrants : ceux que j’ai questionnés me disent que ce genre de tsunami n’arrive que tous les cent ans et que c’est trop difficile de s'en protéger… Ils sont comme les trois mousquetaires au lieu d’être un peu comme les trois cow-boy du film : Le bon, la brute et le truand….

Oui, tous les cent ans, mais quand on sait qu’un gros tsunami qui arriverait à Hawaii ou en Thaïlande viendrait aussi ici 10 heures après, je trouve très risqué de construire dans des lieux si exposés. Après il paraît qu’il y a des projets de construction de digues monumentales prévues sur 360 km de côte, du Tohoku jusqu’à Ibaraki, voire Chiba. Mais si elles doivent être comme celles de Kesennuma où les habitants se sentaient en sécurité derrière leur digue neuve, laquelle n’a pas résisté à la première vague….  Et il faudra encore combien d’années avant de voir se réaliser un projet aussi monumental ?

Et si nous parlions des 30% des villes japonaises qui sont exposées à d’éventuels tsunami et qui sont toujours sans protection deux ans après cette leçon… Non, mieux vaut ne pas en parler, et faire comme certains 3 singes japonais, au lieu de faire comme les 3 petits cochons.

Pareil pour les centrales nucléaires qui ont été construites volontairement près de la mer, mais sans protection anti tsunami suffisante, ni dans des sites étanches aux fuites radioactives, et qui pourtant ont coûtées des milliards et en coûteront encore autant malgré leurs arrêt actuel. Pour celle de Fukushima, ils ont bien eu les moyens de raser une falaise qui les gênait au lieu d’utiliser ces rochers comme protection.  

Je pense qu’il est préférable de regarder les points positifs, et de voir ce nouveau dynamisme qui relance l’économie de toute la région comme la sortie pour beaucoup de gens de ces dures années d’incertitude sur leur avenir.

Maintenant, il devient difficile de voir les traces des destructions et les humains sont les champions pour oublier les catastrophes et ne pas en tirer les leçons adéquates.

Je comprends mieux pourquoi ils sont des centaines et des centaines a dépenser leur argent dans les machines à sous (pachinko) bien plus qu’avant : certainement en partie pour oublier ou pour ne pas affronter la vérité en face.

Pourtant le Japon était prêt et entraîné à une éventuelle catastrophe de ce genre, qui était déjà arrivée dans le passé. Comment se fait-il qu’il y ait eu 20 000 morts ou disparus ? Et qu'est-ce qui fera la différence la prochaine fois, si ce n’est le travail de mémoire ?

En ce printemps 2013, nous n’étions plus que 13 volontaires dans ce bus de 50 places organisé par la NPO NADIA pour retourner à Ishinomaki, qui se situe au nord de Sendai et qui prend plus de 6 heures de route pour s'y rendre depuis Tokyo. C’est pour cela que nous partons toujours le vendredi soir et arrivons en plus ou moins bon état le samedi matin pour commencer le travail.

Cette fois nous nous sommes divisés en trois groupes :

-         Un pour nettoyer des photos qui avait été récupérées dans les décombres de la ville et que des familles viennent regarder avec l’espoir de retrouver la seule chose qui restera de leurs proches disparus.

-         Un pour déménager et préparer une maison qui sera rénovée.

-         Et le groupe ou j’étais pour fabriquer un parterre de fleurs à l’entrée d’un petit village au nord d'Ishinomaki. C’est la première fois que j’arrive à tamiser la terre pour séparer les débris de pierre, de verre, de bois, de plastique et autres choses diverses qui s’étaient mélangées partout lors du Tsunami, car pendant 2 ans cette boue était trop collante pour faire ce travail correctement, et même maintenant il faut commencer par piocher pour décoller ces éléments avant de les tamiser, puis après avoir trié et jeté la moitié, mettre du bon terreau et quelques belles fleurs. Un travail harrassant, mais qui pour ce petit village de 20 habitants devient une oasis parmi tant de destruction, surtout que les visiteurs vont passer devant pour aller au nouveau bar et salon de thé qui viens d’ouvrir sur les hauteurs. Une chose qui m’a fait très plaisir est que pendant toute cette journée de travail, une vingtaine de clients sont venus pour l’inauguration de ce commerce, ce qui est très bon signe si l’économie peut repartir. Bien sûr j’aurais quand même préféré avoir une machine pour faire le concassage et le tri de cette terre car certaines filles de notre groupe étaient sur les genoux après juste une journée. Je ne sais pas si vous pouvez avoir une idée de la quantité de kilomètres carrés qu’il faudra tamiser comme ce petit parterre que nous avons fait et qui comme je le disais est seulement un oasis, une exception. Bien sûr les paysans ont déjà fait ce travail l’année dernière avec des moyens adaptés.

Le lendemain j’étais dans le groupe des destructeurs, et c’est vraiment la chose que je préfère faire car tout en étant prudent on peut vraiment mettre toute son énergie et se défouler sur ce qui doit disparaître, pour permettre au nouveau de sortir. Le symbole est aussi fort que la réalité. En l’occurrence c’était le rez-de-chaussée d’une maison en centre ville que le propriétaire voudrait transformer en restaurant et que ce soit les murs, le plancher, le plafond ou la salle-de-bain, tout a fini dans trois tas de choses a recycler. Je garde juste l’espoir de pouvoir venir manger un jour à cet endroit car j’ai vu trop de lieux qui ont disparu après notre passage.

Amicalement,

Patrick Deblaise

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17.04.13

Welcome to Todoroki - 等々力渓谷へようこそ

I am keeping exploring the West side of Tokyo, especially the wide Setagaya-ku. Last Saturday, the sun was shining bright, so I decided to visit Todoroki, on the Oimachi line. There is a charming little trail in an unexpected fresh wooden valley along the stream.And a shrine at the top of the hill, or it wouldn't be Japan.

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I was enchanted by the walk, you should really go and have a look, it is a beautiful and peaceful place with plenty of green. It is rare to see such a "wild" nature around Tokyo. I just loved it.

 

 

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09.04.13

The Big Green

The sakura season is over, but bringing even more light in the spring sky, here are coming the new green leaves! At the very end of the Inokashira line (access from Shibuya), at Kichijoji station, Inokashira Park looks like a green paradise with its long lake covered with swan-boats and its pouring sunshine.

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And guess what? It is also the source of the Kanda river, the same Kanda river I was living by during my studies at Waseda, the same Kanda river I was admiring at every season, running along and meeting tanuki and giant turtles by its riverside... The source of the magic of my first steps in Japan!

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I know, I am so easily moved to tears...

And once again, bye-bye sakura. See you next year.

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07.04.13

A perfume of Venezia in Tokyo

Welcome to Jiyugaoka, a trendy location in the Western part of Tokyo, just a few stops away from Sibuya. Beside the many cake shops and tea salons, a real little Venezia is there to give the final romantic touch to the town. With an authentic gondola that cannot go anywhere, because the bridge is too low. Anyway.

Jiyugaoka, the sweet city...

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...and the city of sweets (sakura pie).

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So many sweet places to discover in and around Tokyo! I can't wait...

 

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